Voilà des mois que l'inspiration est partie, que mon coeur s'est vidé. J'ai cette drôle d'impression d'être une énorme boîte vide remplie de courants d'air. Tu sais, pendant ces mois où mes mots se sont perdus, j'ai pensé à tout ce que je n'étais plus, tout ce qui avait changé. J'ai eu un temps fou pour pleurer, crier, m'acharner. Et un jour, la colère est partie aussi. Plus rien. nada. C'était une bouffée d'oxygène comme un deuxième souffle. Ce jour là, ou un autre. Non c'était ce jour là. Celui-là, je me suis rendue compte que je ne pensais plus à lui depuis des jours. Celle que j'étais, aurait assimilier ces jours à des siècles. Celle que je suis aujourd'hui, vit jour après jour sans avoir besoin de ses mots, de son regard sur elle, de sa voix. Celle que je suis aujourd'hui, n'est plus celle qui pleurait son absence. Celle qui disait à qui voulait l'entendre, des stupidités mièvres sans aucune objectivité... " Je suis certaine qu'il m'aime au fond de lui... Il reviendra quand il s'en rendra compte..." Et vous, qui me regardiez avec un petit sourire pincé, poli sans trop oser en rajouter de peur que je m'enflamme et en évitant aussi de briser mes espoirs naïfs. Qu'est-ce que j'ai pu détester ces moments de solitude, je ne parle pas de ceux où on est tout seul. Non. Je parle de ces moments où je cherchais dans vos yeux un quelconque signe de consolation, une petite lueur qui y croyait à tout cela tout comme moi. Qu'est-ce que c'est frustrant d'être seule à mener une sorte de querelle avec les Autres. Ceux-qui-ne-comprennent-rien. Ce qui était vraiment frustrant, c'était cette petite voix à l'intérieur de moi qui murmurait " Ils ont raison pourtant...", pas encore assez fort pour que mon chagrin cesse, que mes illusions se brisent. Puis peu à peu, avec son aide à lui, avec celles des autres(Ceux-qui-sont-là-même-si-ils-ne-sont-pas-d'accord). La petite voix a prit de l'assurance, a parlé fort, distinctement mais d'une infinie sagesse. Vous aviez raison. Cet amour qui me rendait émotive à crever, étouffante, cet amour n'était pas celui que je croyais. Il était fort, beau, grand. Mais ce n'était pas cet amour qu'il me fallait. Mais croyez-moi, je ne regrette pas de l'avoir connu. Il m'a donné beaucoup, m'a fait évolué. Et je remercie infiniment ce Lui* à qui j'ai dédié ce blog pendant si longtemps, il a peut-être commis des erreurs mais il est resté. " Depuis que je te connais, je suis tout le temps jugé..." qu'il m'avait dit, pendant nos mauvais jours. C'est si vrai. Il en a bavé le pauvre, il s'est fait catalogué de tyran, de monstre. Et j'en suis l'unique auteur. Pardon à toi. Aujourd'hui, il est toujours là... Moins souvent mais toujours autant. D'une autre manière. Une manière plus saine sans doute. Merci mon nounou. Je lui souhaite le meilleur à venir. Il suffit de lâcher prise et d'attendre. Que l'amour vienne inonder tes jours, que tu retrouves ton petit sourire en coin. Discret mais si charmant. Je suis certaine que tu sais, que cette fois, je ne le dis pas pour te faire plaisir. Mais parce que ça me ferait plaisir. Tu comptes beaucoup nounou, quoi qu'il arrive.